En cette période de confinement, où nous devons revoir nos habitudes tant professionnelles que dans notre sphère privée et trouver des réponses inédites à cette nouvelle façon de fonctionner ensemble, notre capacité d’adaptation est mise à rude épreuve.  Il peut en résulter un stress important auquel nous devons rester attentif.  D’autant que les études menées en Chine ont montré des niveaux d’anxiété élevés chez un grand nombre de personnes, pouvant parfois être qualifiés de post-traumatiques,  quand le confinement dépassait 10 jours.  

Mais comment faire pour garder le rythme lors du confinement ?

Comment parvenir à activer nos modérateurs de stress afin de mieux faire face à cette anxiété, cette colère, cette tristesse, qui peuvent surgir des suites d’un changement radical de nos habitudes généré par ce lock-down?

Certes, il y a les recommandations d’usage que nous avons déjà tous lus, relus et intégrés dans notre quotidien. Celle de garder un rythme dans notre journée en se levant aux heures normales, en s’habillant, en planifiant nos activités professionnelles et privées, en s’octroyant des temps de pause, en veillant à mettre en place de contacts virtuels réguliers via nos téléphones, réseaux sociaux et autres applications. Celle aussi de s’alimenter correctement et de garder « malgré et envers tout » une activité physique ou du moins du mouvement par nos 10.000 pas par jour en allant nous balader autour de chez nous, en faisant nos squads  lorsque nous passons l’aspirateur, montons nos escaliers, nous déplaçons dans les pièces de notre habitation, et autres petites astuces amusantes et efficaces.

Mais ce n’est pas suffisant … il est aussi important d’être à l’écoute de nos émotions, de les reconnaître pour pouvoir ensuite les partager avec les autres et les mettre à notre service et au service de nos relations.

Que nous racontent notre colère, notre angoisse, notre envie de tout envoyer balader, de nous rebeller, de n’avoir envie de rien, notre nervosité, notre abattement, notre léthargie, notre agitation, notre agacement, notre malaise ou au contraire, cette joie, cette envie de rire, sourire, avancer malgré le confinement?

Que disent nos émotions ?

Nos émotions nous donnent des informations magiques car elles sont la porte d’accès à nos besoins, aux critères qui nous mettent en vie, mais aussi à nos croyances, celles qui nous portent, et celles qui nous freinent. Mettre des mots sur nos émotions, c’est nous permettre d’agir. Reconnaître ce qui se passe en nous, c’est aussi simplement libérer une partie des tensions que nous retenons.

Mais ce n’est pas tout … Une fois que nous avons pu nommer nos émotions et ressentis, il est tout aussi important de s’autoriser à les partager. Ce partage nous permet bien souvent de constater que nous ne sommes pas tout seul à ressentir la même chose, à nous trouver fragile, lassé, découragé, enjoué, énervé, désemparé… Et c’est tout simplement rassurant même si cela ne règle pas tout .. Il nous permet aussi de recevoir de l’écoute, un conseil si nous en faisons la demande, une autre façon de coder notre réalité, par un autre prisme.. Et nous voilà partis à la découverte d’autres possibles, de l’autre ..   

Certes, cette démarche nous demande d’accepter que nous ne sommes pas tout puissant, que nous ne pouvons pas tout contrôler. Mais c’est par la connaissance et la conscience de nos peurs, de nos colères, de nos tristesses, de nos joies que nous pouvons trouver des nouvelles solutions, obtenir la phrase, le soutien, la mise en perspective, l’écoute de l’autre tout simplement, autant d’éléments qui font baisser notre niveau de stress dans ces périodes de confinement et de bouleversement. Grandissons ! Ne nous racrapotons pas !

Météo intérieure

Alors si cela vous dit, je vous invite, une fois par jour, à faire votre petite météo intérieure et à la partager avec une personne en qui vous avez confiance. Posez-vous simplement ces simples questions et si cela vous dit, notez vos réponses dans un petit carnet de bord : aujourd’hui, maintenant, qu’est-ce qui me fait peur ? me met en colère ? me rend triste ? me donne de la joie ?  Et qu’est-ce que je pourrais faire, là, concrètement, facilement, sans déployer une énergie excessive, quelle est cette petite action qui est en mon pouvoir, qui pourrait atténuer ce sentiment de stress et pourquoi pas, soyons positif, me donner un sentiment de plaisir, peut-être même de sérénité, même si elle n’est que temporaire ? Après tout, un éléphant cela se mange.. mais par petit bout ..

A vous de jouer ! Soyez humble, audacieux, authentique, endurant. Je vous garantis que c’est efficace !

 Isabelle Pirotte, DRH Technofutur TIC, Business coach & médiatrice

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.