C’est la troisième année que la formation Data Scientist est organisée par Technofutur TIC. Focus sur ce parcours de formation pas tout à fait comme les autres et retour d’expérience d’un participant, Alain Mgawe, pour qui la tendance du moment est à la Data Quality et la gouvernance des données.

Lorsque la Data Academy a ouvert ses portes en 2016 afin de forger des profils Big Data, 4 métiers ont été ciblés et déclinés en contenu de formations par Technofutur TIC: Chief Data Officer, Consultant en Big Data, Data Analyst et Data Scientist. Pour ce dernier profil, la formation éponyme en est à sa troisième édition.

Utiliser les outils les plus prisés en entreprises

Stéphane Faulkner, Professeur à l’université de Namur, y intervient en tant qu’expert technico-pédagogique: “Au départ des tables rondes orchestrées par le Forem pour établir des profils de compétences en lien avec les métiers de Data Scientist, nous avons au sein de Technofutur TIC fait un travail de matching entre ces compétences identifiées par un panel d’experts du monde académique et industriel et les outils technologiques les plus demandés. C’est ainsi qu’a été construit ce parcours de formation basé non seulement sur l’acquisition de compétences, mais également en lien avec un savoir faire qui part des outils les plus prisés par les entreprises comme NoSQL pour la manipulation des données, Microsoft SSIS pour la couche Datawarehousing, PowerBI, Qlikview pour la partie reporting, Python et R pour le Data Mining pour n’en citer que quelques uns.”

Partenariat avec TechnoCampus

“Dans le design de la formation, nous avons proposé de viser un profil hybride, avec des participants capables de manipuler des outils de reporting avancés et configurables tel que Power BI ou QlikView et des personnes pouvant développer en Python ou en R leur propre solution d’analyse de données basées sur des techniques de Machine Learning et de Data Mining. Les participants sont appelés à manipuler des données réelles. C’est ainsi par exemple qu’un partenariat a été conduit avec TechnoCampus afin de travailler sur l’application des compétences en Data Science dans des cadres exploratoires de l’industrie 4.0. Les participants ont travaillé à la mise en place d’un environnement d’analyse dynamique de données en lien avec les lignes de production, les stocks et la gestion du service après vente. Ils ont mis au point un tableau de bord et des indicateurs de performance qui permettaient de prendre des prises de décisions sur la chaîne de valeur.”

Plus dans une logique d’orientation

Ingrid VanVooren, Conseillère pédagogique formations qualifiantes pour demandeurs d’emploi : “La formation est conditionnée à une sélection car les places sont limitées en raison du niveau technique pré-requis. L’idée est d’arriver à combiner l’expérience professionnelle précédente des candidats, et d’y ajouter des compétences en lien avec l’analyse des données, afin de relancer une carrière. En s’adossant sur leur parcours, le but est d’opérer une reconversion des participants vers un métier du numérique en pénurie. Du coup, on est plus dans une logique d’orientation. Chaque personne intéressée est vue individuellement lors d’un entretien d’orientation. On essaie vraiment de construire un projet professionnel et de proposer le meilleur parcours. C’est pour cela que le taux d’abandon en cours de formation est pratiquement nul. En même temps, on ne termine pratiquement jamais le groupe à 12 : une partie part à l’emploi durant la formation.”

Un coaching personnalisé

“Les stagiaires apprécient particulièrement les visites des entreprises au cours de la formation et le coaching assuré par le Cefora. L’encadrement démarre dès la sélection des candidats et le coach est présent au démarrage pour assurer la cohésion du groupe. Puis il intervient à raison d’une fois tous les 15 jours. Pour ma part, je passe régulièrement dans le groupe pour assurer un suivi et l’on procède régulièrement à des évaluations en ligne.”

Explosion du volume des données

Alain Mgawe a suivi un master financier à l’U Namur puis a connu une courte expérience professionnelle en Hollande. A son retour en Belgique, il identifie le data management comme un domaine en plein essor. “J’ai entrepris de chercher une formation qui me permettrait d’acquérir les compétences nécessaires dans ce secteur. J’ai regardé du côté de Bruxelles et de la Wallonie et suis entré en contact avec Technofutur TIC. Au départ, on m’a proposé de m’orienter vers une formation de business analytics mais j’ai insisté pour faire partie de la sélection pour la formation Data Scientist car le data est vraiment un secteur d’avenir. Toutes les entreprises sont en cours de transformation digitale.”

Financial Data Transformation

“Dans le secteur financier, tout le monde est en train de déployer des programmes qu’on appelle Data Transformation. Il y a toujours eu des données dans les entreprises, mais elles étaient stockées de façon décentralisée dans des feuilles Excel et des bases de données isolées. Avec la révolution digitale, leur volume a explosé. Il faut des gens capables de travailler sur l’analyse de dizaines de millions de lignes avec des outils tout à fait spécifiques. Ce sont des logiques de découpage, de consolidation et de requêtes différentes, d’autres dispositifs de stockage, d’autres environnements et échelles de base de données. D’où la nécessité de mettre en place une gouvernance des données et de garantir leur qualité, tant du point de vue du business model de l’entreprise que du point de vue réglementaire. C’est on ne peut plus exigent.”

Lien entre business intelligence et science des données

Alain Mgawe: “Dans ce contexte, la formation que j’ai suivie est intéressante car elle est généraliste.  En 3 mois, elle donne un aperçu global de la fonction de Data Scientist, fait le lien entre la business intelligence et la science des données et est orientée vers la pratique. On a eu l’occasion de réaliser des analyses sur chacune des technologies présentées. Cela m’a permis au terme de la formation de ressortir avec un profil particulier et un positionnement sur le marché. Mon objectif professionnel est devenu tout à fait précis grâce non seulement à la formation mais aux séances de coaching données par un formateur de chez Cefora qui nous a aidé à faire le lien entre notre parcours antérieur, le contenu de la formation et les besoins du marché.”

Un emploi en fin de formation !

Pour Alain Mgawe, la formation a eu un second bénéfice: celui de rencontrer son employeur. “Le dernier jour de la formation, on a eu une présentation à laquelle assistait une entreprise de consulting, Altea Conseil. Ils m’ont dit qu’ils avaient un client qui recherchait un profil comme le mien. Rentré quatre mois après chez Dynafin Consulting, Alain Mgawe est aujourd’hui dépêché chez BNP Paribas. J’ai rejoint l’équipe Data de la banque en tant que consultant externe. Mon rôle vise à améliorer la qualité des données présentes dans la base de données référentielle des clients institutionnels et privé de Fortis. Je travaille dans ce qu’on appelle la data gouvernance. C’est un peu la tendance du moment.”


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