Pour répondre à cette question, j’ai proposé à Cédric Mainil, formateur expert en technologies de l’éducation et en pédagogie, d’être notre premier auteur invité sur ce blog. Il interviendra lors de notre prochaine conférence gratuite ce 28/9 « Dynamiser ses cours grâce aux outils Microsoft » dédiée à l’enseignement.

Il faut admettre que la transformation numérique est une lente mutation. Les « phases d’adoption »  dans la pratique enseignante se font graduellement, remplaçant petit à petit tâches et documents par le « digital ». Ce changement ne se fait pas de manière harmonieuse : la fracture numérique est bien présente dans notre enseignement. Certaines écoles sont encore au XIXème siècle quand d’autres sont à la pointe de l’innovation pédagogique (et accessoirement, technologique.).

Accompagner les écoles dans cette évolution, sans brusquer ni freiner, présuppose une série de prérequis sur lesquels il faut s’appuyer. Trois piliers qui, idéalement, doivent croître ensemble :

  • La motivation. Le levier de tout départ. Le numérique est parfois encore vu comme une charge supplémentaire, une perte de temps, une chose incertaine et compliquée dans laquelle on ne peut avoir confiance. Les résistances sont parfois nombreuses ! Ce levier doit être activé par les pairs, par la collaboration, les témoignages de réussite, l’émulation et par …
  • La formation des enseignants, elle doit offrir une garantie de « compétences digitales minimales » pour qu’ils puissent ensuite la transmettre aux apprenants. Idéalement, l’enseignant deviendra autonome dans une philosophie du numérique où on ne sera pas décontenancé par un changement d’outil ou de logiciel, car l’outil en lui-même n’aura plus d’importance. Au niveau pédagogique, l’enseignant devrait pouvoir donner du sens au numérique : en saisir la plus-value, percevoir les nouvelles méthodologies possibles, les nouvelles compétences mobilisées par les élèves sans se focaliser sur l’outil.
  • Le matériel. La connectique et l’équipement des établissements se doit d’être sans faille. Ce prérequis va de soi, néanmoins les exemples d’incohérences sont légion (achat de tablettes sans Wifi dans l’établissement, maintenance inexistante, …)

Cette alchimie est en soi très difficile à obtenir, car elle se base souvent sur de bonnes volontés, et ne doit pas s’envoler vers des sphères théoriques éloignées de la réalité du terrain.

Quelle part le numérique peut-il occuper dans votre vie d’enseignant ?

Celle que vous lui laisserez ! Lorsqu’on parle d’espace numérique de travail, je perçois souvent les craintes liées au « tout numérique » : j’ai souvent entendu des enseignants dire qu’« on ne servira plus à rien » . Un peu extrême comme position même si le numérique peut changer notre métier, si nous le désirons. Le passage au numérique ne se fait pour personne « du jour au lendemain », les changements trop brutaux ne sont pas efficaces et souvent démotivent rapidement.

Pour commencer, la bonne question à se poser est la suivante : quels sont les documents ou tâches que je veux informatiser ? En fonction de la réponse, vous trouverez le bon outil à employer. Ainsi, au niveau :

  • administratif, un cahier de cote, un agenda peuvent rapidement être remplacés par des applications efficaces.
  • pédagogique, on parlera de supports numériques, de multimédia, …

Moins de papier, plus de …

Si le cartable s’allège, le nombre de sites, programmes, applications explose littéralement : comment ne pas être noyé dans toutes ces solutions diverses ? En ayant une bonne méthode de travail et en choisissant des outils simples ! Le temps est une ressource précieuse, la prise en main d’un nouvel outil doit être rapide, et directement applicable. Ce qui n’est pas toujours le cas.

L’utilisation d’un espace numérique de travail (ENT) au niveau d’un établissement scolaire est une solution « tout en un » où tous vos outils sont centralisés. Il facilite les échanges et la collaboration du fait que les logiciels employés sont homogènes. Qui n’a jamais reçu un document de la part d’un collègue qui était illisible sur son propre ordinateur ? L’ENT permet donc de retrouver un environnement efficace, familier, partout et n’importe quand.

La plus-value d’un espace numérique de travail pour nos étudiants ?

Cette dynamique de plateforme s’étend aussi à nos étudiants. De plus en plus d’écoles sont équipées en projecteurs et tableaux interactifs. Les contenus « numériques » en classe sont donc plus nombreux. Grâce à ENT, l’élève peut revoir ses contenus et refaire les activités interactives à domicile ! Les ENT permettent ce prolongement du numérique utilisé en classe vers le « cartable virtuel » des étudiants.

Les avantages d’Office 365 ?

Le portail office 365 a la force de conjuguer l’innovation des ENT avec le confort de nos applications Office habituelles. La transition numérique se fait donc en douceur, vous permettant d’injecter vos anciens fichiers en un seul clic. Le portail regroupe agenda, espace de stockage de documents, boite de courrier électronique, et les outils de productions (traitement de texte, tableur, diaporama,…).

Pour entrer dans un nouvel espace numérique de travail, il faut d’abord se rassurer : une plateforme comme Office365 n’empêche en rien de travailler « comme avant ». Les usages habituels peuvent rester, et la mutation peut commencer. Remplacer la clé USB par le Cloud, pouvoir partager ses fichiers, collaborer, utiliser de nouveaux types de documents. Pas à Pas, l’enseignant expérimentera par lui-même ces nouvelles fonctionnalités, cette nouvelle méthode de travail qui deviendra, un jour, celle de ses élèves.


Cédric Mainil, formateur expert en technologies de l’éducation et en pédagogie

Vous souhaitez en savoir plus ?

Nous vous invitons à participer gratuitement à notre conférence du mercredi 28 septembre de 14h à 16h « Dynamiser ses cours grâce aux outils Microsoft » dédiée à l’enseignement.

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Les slides de la conférence donnée par Cédric Mainil

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